Je ne t'aime pas. Non non pas plus que çà. L'ivresse d'un mot sortant de ta bouche et défilant jusque mon oreille a finit par me rendre indépendant de ta propre bêtise. Je ne t'aime pas, il faudrait qu'on oublit cette vie, qu'on insiste sur le prix de l'enchère; le ventre de ta chair.
Je ne t'aime plus. Tes mots me rendent de glace, ne réchauffent que mes hivers. Je me suis tellement droguée à ton sourire, que j'en fais mon overdose personnelle. Je ne t'aime plus. Mais c'est tellement amer d'écrire ça, mon ventre se souvient de tout.
Je ne t'aime pas. Les soucis et les tracas qui en voudraient à part moi? Je supportais mal l'oubli. Certes, mais je supportais ta vie et tes coups de folies. J'ai appris ton idée de prendre quelques amantes, et malgrès çà j'ai toujours cette envie de m'accrocher à tes seins, autour de ton cou, au creu de tes reins.
Je ne t'aime plus. Je ne t'ai pas attendu pour claquer la porte sur notre histoire. Combien de fois as-tu essayé de foutre la clé dans la serrure en vain Te voir fuire à nouveau, m'obligerait à décupler mes maîtresses. J'ai un manque affectif quand tu es là.
Je me noie dans un verre d'eau, il pleut depuis demain. J'ai envie de ta main.
Je ne t'aime pas. La vie a toujours voulu nous habiter, mais on ne récolte pas toujours ce que l'on sème. Ce que l'on aime. J'ai toujours eu le droit à des morceaux de papiers; déposés ici ou là dans tout le quartier. As tu cru seulement que l'amour pouvait s'acheter?
Je ne t'aime plus. Les nuits nous ont bousillé, j'ai eu froid dans mon lit tout un été. J'ai planté des graines d'amour en toi, que j'ai peut-être simplement oublié d'arroser. C''était déjà trop tard quand je me suis pointée avec mon seau. As-tu su seulement que ce n'était pas ton amour que je voulais acheter, mais le mien que je voulais vendre ?